Les copropriétaires volontaires pour rénover mais…
Le dernier baromètre Hellio montre que les copropriétaires sont conscients de leur obligation en matière de rénovation énergétique mais restent rebutés par l’instabilité des dispositifs publics d’aides et le coût des travaux.
Les freins à la rénovation
48,6 % des copropriétaires sondés estiment que les dispositifs d’aides à la rénovation sont trop instables. Pour 24,7 % d’entre eux, les démarches administratives à accomplir sont trop complexes. Pourtant, ils reconnaissent que les factures énergétiques représentent une part importante du budget en copropriété. Pour 40,6 % des personnes interrogées, l’énergie représente 20 à 40 % des charges.
Une meilleure connaissance de la réglementation
Les copropriétaires ont également une bien meilleure connaissance et maîtrise du cadre réglementaire en vigueur. Ils sont ainsi 57,6 % à indiquer connaître leurs obligations en matière de DPE et de PPT. De même, 96,2 % connaissent désormais l’interdiction de mettre en location un logement trop énergivore (contre 86 % en 2023). 77 % des sondés craignent d’ailleurs que cette réglementation accentue la crise du logement alors que 17,1 % y voient un signal en faveur de la rénovation énergétique.
Des moyens financiers à la traîne
Dans un contexte économique tendu, un nombre croissant de copropriétaires (43,3 %) indique vouloir lancer une rénovation. La majorité d’entre eux envisagent néanmoins des travaux d’ici 2 à 4 ans (22,3 %) voire au-delà (12,1 %). Il faut dire que leur capacité d’investissement est en net recul. 35,5 % indiquent en effet être prêts à contribuer à une rénovation à hauteur de 1 000 à 5 000 € sur les 5 prochaines années, alors qu’ils étaient 48 % en 2023. Le coût des travaux est ainsi le principal obstacle à la rénovation pour 27,6 % des copropriétaires.